ANIMAL/HUMAIN


Une exposition de cinéma et de vidéo
10 Juillet - 10 Septembre 2015

Images/Ventenac
5 route de Saint-Nazaire, 11120 Ventenac-en-Minervois.

Tous les jours sauf Lundi
De 15 à 19 heures

contact@ventenac.net
06 17 34 37 30











Images/Ventenac bénéficie du soutien
de la Région Languedoc-Roussillon,




laregion.fr

du Département de l'Aude,







aude.fr



du CIRDOC (Béziers),





locirdoc.fr


de la municipalité de Ventenac-en-Minervois.







ventenac-en-minervois.fr

























Avec des oeuvres de :

Michel CANS

Wim CATRYSSE

Georges FRANJU

Bertrand GADENNE

Hélène MORSLY

Agnès ROSSE













En guise d'introduction :

"Trois soucis m'auront accompagnée sur ce chemin. Une particulière tendresse pour les animaux, cela va de soi. Mais aussi, bien qu'elle puisse sembler paradoxale ou être reçue par certains comme une analogie blessante, la mémoire de la destruction, par millions, d'hommes, de femmes et d'enfants. Et, par-dessus tout, une réelle impuissance à définir un quelconque propre de l'homme..."
Elisabeth de Fontenay
Avant-propos in Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité.


ANIMAL/HUMAIN

1 - Apparues vers le XVe siècle, les processions d’animaux gigantesques, de monstres et de dragons, à l’occasion de carnavals ou de fêtes votives, demeurent très vivantes en Languedoc-Roussillon. Ces “animaux totémiques”, bêtes géantes de bois et de toile qui ont trait à l’histoire et à la vie de la cité, conservent pour les habitants une importante valeur symbolique et identitaire. Créations des hommes, elles sont le miroir de leurs fantasmes et de leur culture. C'est leur artificialité au contact des corps vivants de la foule qui nous trouble.
2 - Dans notre société contemporaine, la condition réelle des animaux, ravalés au statut de produit alimentaire de masse (dans les élevages industriels et les abattoirs), de pièce de musée encagée (dans les zoos et les réserves "naturelles") ou de jouet vivant, interrogent les philosophes et les artistes. En s'arrogant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, l'homme moderne ne s'est-il pas donné la possibilité de traiter d'autres vivants (y compris d'autres hommes) comme des choses, jusqu'au comble de l'exploitation et de l'extermination?
3 - Cependant le mystère de la vie animale est toujours là, qui nous touche par l'identité foncière de l'homme et de la bête. Qu'un animal me regarde, et je rencontre immédiatement l'énigme du tout-autre dont nous sommes néanmoins issus. Alors l'espace de l'art sera le lieu où l'animal hante notre monde, nous inquiète de son altérité,une façon d'être véritablement avec lui.
F.M.

As an introduction:

“Three concerns will have been with me on this path. A special tenderness for animals, that goes without saying. But also, although it may look paradoxical or be received by some as a hurtful analogy, the memory of the destruction of millions of men, women and children. And, above all, a real incapacity to define any human specificity…”
Elizabeth de Fontenay, Foreword in “Animals ‘silence”, Philosophy put to the test of animality.

ANIMAL/HUMAN

1. Appeared towards the 15th Century, the processions of gigantic animals, monsters and dragons, on the occasion of carnivals or votive feasts, remain very much lively in Languedoc-Roussillon. These “totemic animals”, giant wood and fabric beasts linked to the city’s history and life, keep up for the community a great symbolic and identity value. Man-made creatures, they are the reflection of their phantasms and their culture. It is their artificiality touching the living bodies of the crowd which troubles us.
2. In our contemporary society, the true condition of animals, brought down to the status of mass foodstuff (in intensive farms and slaughter-houses), of caged up museum pieces (in zoos and nature reserves), or of living toy, is questioning philosophers and artists. By assuming the right to radically separate humanity from animality, didn't contemporary men open to themselves the opportunity of treating other living beings (including other men) like objects, to the depths of exploitation and extermination?
3. However the mystery of animal life is always there, touching us by the fundamental identity between man and animal. Whenever an animal looks at me, I immediately meet with the enigma of the completely different from which we nevertheless descend. Then the art space will be the place where the animal haunts our world, worry us with its otherness, a way of being truly with him.

1 - UNE TRADITION LANGUEDOCIENNE.




Hélène MORSLY, Ce qui nous lie(2014)
film couleur, sonore, 5' 50", Les films d'ici Méditerranée, prêt par l'intermédiaire du CIRDOC.


Ce film documentaire s'attache à décrire la vitalité de la tradition languedocienne. Les animaux totémiques qui paradent à l'occasion de fêtes païennes ou religieuses, sont l'emblème de certains villages de la région. Portés par les jeunes gens de la commune, accompagnés de musique et de danse, ils imposent leur présence avec une grande force car ils cristallisent les histoires, les fantasmes et les mythes d'une communauté entière.


Hélène Morsly est une réalisatrice qui vit à Sète, France. Elle porte un regard attentif à tous les aspects de la culture populaire, cherchant à en maintenir la présence afin qu'elle soit connue des autres et qu'elle s'allie avec fierté avec elles.


helenemorsly.fr



Michel CANS, Le petit Testut de Montblanc(1950)
film noir et blanc, muet, 1' 30", prêt du CIRDOC.

Les quelques secondes de ce film font surgir, dans la cour de l'école du village, la bête imaginaire malmenée par les enfants.


Journaliste biterrois, Michel Cans a tourné dans les années cinquante une soixantaine de petits films muets, en noir et blanc pour la plupart,consacrés aux villages languedociens. Yves Rouquette les décrit ainsi : "On y voit des gens morts depuis longtemps, d'autres qui ont vieilli. Tout ça bouge, remue, vit, rie, se promène. C'est très beau et très émouvant. D'une simplicité parfaite. En dix minutes, on a vu des centaines de visages, des choses qu'on ne pourra plus voir, filmées par un professionnel mais sous forme de document brut, non monté, muet, d'une beauté sans fard." Ces films sont maintenant conservés et diffusés par le Centre Interrégional de Développement de l'Occitan(CIRDOC) à Béziers.

2 - LA CONDITION ANIMALE.

Agnès ROSSE, Le coin des girafes(2011)
vidéo couleur, sonore, 11' 37", prêt de l'artiste.

..."J'aime aussi les girafes parcequ'elles sont toutes au féminin. On ne parle pas de cage ici, on parle de loge. Les girafes sont des gazelles géantes... Elles sont puissantes mais comme elles sont muettes, c'est une puissance qui ne produit aucun son et qui dégage une impression très particulière... La girafe immobile et sans son me pétrifie. Je suis de passage et on ne se connait pas. Leur timidité est contagieuse..." extrait du "Zoo vidé", un projet artistique à propos du zoo de Vincennes.

Agnés Rosse vit et travaille à Sète, France. Son travail s'attache à
honorer la beauté diversifiée des animaux domestiqués ou enfermés
pour le plaisir des spectateurs dans un zoo où "les girafes, animaux
sauvages des savanes, ont le même complément de granules que nos
chevaux domestiques avec la mention "activité modérée" sérigraphiée
sur chaque sac en kraft de 50 kilos."


agnesrosse.com
























Georges FRANJU, Le sang des bêtes(1948)
film noir et blanc, sonore, 21'12".

Ce documentaire est d'un réalisme implacable, inoubliable. Georges Franju décrit ainsi son approche émotionnelle de l'univers des abattoirs parisiens : "C'était à l'époque un terrain vague très étrange, très pauvre aussi, et je suis allé faire le tour des Abattoirs de Vaugirard. Ensuite, je me suis baladé sur le Canal de l'Ourq (...), j'ai tourné autour des abattoirs et c'est après que je suis entré à l'intérieur... Après ma première visite aux abattoirs, j'étais si commotionné que je me demandais si je serai capable de tenir le coup, pendant plusieurs semaines, dans l'atmosphère sanglante de la mise à mort où j'allais me trouver. Je ne nie pas le caractère morbide de cet état qui était le mien, fait d'attirance, de répulsion et d'angoisse."

Georges Franju (1912-1987) est un grand cinéaste français, auteur, entre autre de La tête contre les murs (1958), Les yeux sans visage (1960), Judex(1963).


3 - L'ANIMAL MIROIR DE LA CONDITION HUMAINE.

















Bertrand GADENNE, Le hibou(2005)
vidéo couleur, muette, 31'55", prêt de l'artiste.

Le hibou géant apparait au détour de la déambulation dans l'espace de l'exposition. "On est proche ici des dérives surréalistes, dans l'errance architecturale où l'apparition animale devient une construction mentale, une matière à réflexion, un songe ou un rêve. Cette déambulation provoque des amorces de récits qui impliquent des pensées ambivalentes entre humour et répulsion, fascination et horreur, révélation et disparition. C'est aussi une réflexion sur les modes et les moyens de la représentation, sur l'insondable complexité du rapport à l'animalité."

Bertrand Gadenne, né en 1951, vit et travaille à Roubaix, France.
Il travaille préférentiellement sur un mode particulier d'apparition des images : la projection, un dispositif où les animaux, à l'échelle de l'architecture, agissent dans leur monde, pour eux-même, sans métaphore. Dans une situation de vis à vis, ils s'affirment dans leur radicale altérité. (C. Domino)

bertrand-gadenne.com












Wim CATRYSSE, MSR(2012)
vidéo couleur, sonore, 14'58", prêt de l'artiste.


Dans l'environnement apocalyptique du désert du Koweit, près de la "Main Supply Road" (la route qui dessert les bases militaires) nous sommes mis en présence d'un groupe de chiens errants qui, pour résister à une violente tempête, creusent sans cesse des trous dans le sable, cherchent à s'abriter derrière des débris épars, se serrent les uns contre les autres.


Wim Catrysse, né en 1973, vit et travaille à Anvers, Belgique.
Il réalise des oeuvres qui sont à la fois dépendantes de l'imprévisibilité des événements et très construites cinématographiquement.
Il s'intéresse aux lieux marginaux, difficiles, menaçants pour les hommes et les animaux qui y survivent et qui adoptent des stratégies étrangement analogues.


wimcatrysse.com







ANIMAL/HUMAIN


Une exposition de cinéma et de vidéo
10 Juillet - 10 Septembre 2015

Images/Ventenac
5 route de Saint-Nazaire, 11120 Ventenac-en-Minervois.

Tous les jours sauf Lundi
De 15 à 19 heures

contact@ventenac.net
06 17 34 37 30











Images/Ventenac bénéficie du soutien
de la Région Languedoc-Roussillon,




laregion.fr

du Département de l'Aude,







aude.fr



du CIRDOC (Béziers),





locirdoc.fr


de la municipalité de Ventenac-en-Minervois.







ventenac-en-minervois.fr

























Avec des oeuvres de :

Michel CANS

Wim CATRYSSE

Georges FRANJU

Bertrand GADENNE

Hélène MORSLY

Agnès ROSSE













En guise d'introduction :

"Trois soucis m'auront accompagnée sur ce chemin. Une particulière tendresse pour les animaux, cela va de soi. Mais aussi, bien qu'elle puisse sembler paradoxale ou être reçue par certains comme une analogie blessante, la mémoire de la destruction, par millions, d'hommes, de femmes et d'enfants. Et, par-dessus tout, une réelle impuissance à définir un quelconque propre de l'homme..."
Elisabeth de Fontenay
Avant-propos in Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité.


ANIMAL/HUMAIN

1 - Apparues vers le XVe siècle, les processions d’animaux gigantesques, de monstres et de dragons, à l’occasion de carnavals ou de fêtes votives, demeurent très vivantes en Languedoc-Roussillon. Ces “animaux totémiques”, bêtes géantes de bois et de toile qui ont trait à l’histoire et à la vie de la cité, conservent pour les habitants une importante valeur symbolique et identitaire. Créations des hommes, elles sont le miroir de leurs fantasmes et de leur culture. C'est leur artificialité au contact des corps vivants de la foule qui nous trouble.
2 - Dans notre société contemporaine, la condition réelle des animaux, ravalés au statut de produit alimentaire de masse (dans les élevages industriels et les abattoirs), de pièce de musée encagée (dans les zoos et les réserves "naturelles") ou de jouet vivant, interrogent les philosophes et les artistes. En s'arrogant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, l'homme moderne ne s'est-il pas donné la possibilité de traiter d'autres vivants (y compris d'autres hommes) comme des choses, jusqu'au comble de l'exploitation et de l'extermination?
3 - Cependant le mystère de la vie animale est toujours là, qui nous touche par l'identité foncière de l'homme et de la bête. Qu'un animal me regarde, et je rencontre immédiatement l'énigme du tout-autre dont nous sommes néanmoins issus. Alors l'espace de l'art sera le lieu où l'animal hante notre monde, nous inquiète de son altérité,une façon d'être véritablement avec lui.
F.M.

As an introduction:

“Three concerns will have been with me on this path. A special tenderness for animals, that goes without saying. But also, although it may look paradoxical or be received by some as a hurtful analogy, the memory of the destruction of millions of men, women and children. And, above all, a real incapacity to define any human specificity…”
Elizabeth de Fontenay, Foreword in “Animals ‘silence”, Philosophy put to the test of animality.

ANIMAL/HUMAN

1. Appeared towards the 15th Century, the processions of gigantic animals, monsters and dragons, on the occasion of carnivals or votive feasts, remain very much lively in Languedoc-Roussillon. These “totemic animals”, giant wood and fabric beasts linked to the city’s history and life, keep up for the community a great symbolic and identity value. Man-made creatures, they are the reflection of their phantasms and their culture. It is their artificiality touching the living bodies of the crowd which troubles us.
2. In our contemporary society, the true condition of animals, brought down to the status of mass foodstuff (in intensive farms and slaughter-houses), of caged up museum pieces (in zoos and nature reserves), or of living toy, is questioning philosophers and artists. By assuming the right to radically separate humanity from animality, didn't contemporary men open to themselves the opportunity of treating other living beings (including other men) like objects, to the depths of exploitation and extermination?
3. However the mystery of animal life is always there, touching us by the fundamental identity between man and animal. Whenever an animal looks at me, I immediately meet with the enigma of the completely different from which we nevertheless descend. Then the art space will be the place where the animal haunts our world, worry us with its otherness, a way of being truly with him.

1 - UNE TRADITION LANGUEDOCIENNE.




Hélène MORSLY, Ce qui nous lie(2014)
film couleur, sonore, 5' 50", Les films d'ici Méditerranée, prêt par l'intermédiaire du CIRDOC.


Ce film documentaire s'attache à décrire la vitalité de la tradition languedocienne. Les animaux totémiques qui paradent à l'occasion de fêtes païennes ou religieuses, sont l'emblème de certains villages de la région. Portés par les jeunes gens de la commune, accompagnés de musique et de danse, ils imposent leur présence avec une grande force car ils cristallisent les histoires, les fantasmes et les mythes d'une communauté entière.


Hélène Morsly est une réalisatrice qui vit à Sète, France. Elle porte un regard attentif à tous les aspects de la culture populaire, cherchant à en maintenir la présence afin qu'elle soit connue des autres et qu'elle s'allie avec fierté avec elles.


helenemorsly.fr



Michel CANS, Le petit Testut de Montblanc(1950)
film noir et blanc, muet, 1' 30", prêt du CIRDOC.

Les quelques secondes de ce film font surgir, dans la cour de l'école du village, la bête imaginaire malmenée par les enfants.


Journaliste biterrois, Michel Cans a tourné dans les années cinquante une soixantaine de petits films muets, en noir et blanc pour la plupart,consacrés aux villages languedociens. Yves Rouquette les décrit ainsi : "On y voit des gens morts depuis longtemps, d'autres qui ont vieilli. Tout ça bouge, remue, vit, rie, se promène. C'est très beau et très émouvant. D'une simplicité parfaite. En dix minutes, on a vu des centaines de visages, des choses qu'on ne pourra plus voir, filmées par un professionnel mais sous forme de document brut, non monté, muet, d'une beauté sans fard." Ces films sont maintenant conservés et diffusés par le Centre Interrégional de Développement de l'Occitan(CIRDOC) à Béziers.

2 - LA CONDITION ANIMALE.

Agnès ROSSE, Le coin des girafes(2011)
vidéo couleur, sonore, 11' 37", prêt de l'artiste.

..."J'aime aussi les girafes parcequ'elles sont toutes au féminin. On ne parle pas de cage ici, on parle de loge. Les girafes sont des gazelles géantes... Elles sont puissantes mais comme elles sont muettes, c'est une puissance qui ne produit aucun son et qui dégage une impression très particulière... La girafe immobile et sans son me pétrifie. Je suis de passage et on ne se connait pas. Leur timidité est contagieuse..." extrait du "Zoo vidé", un projet artistique à propos du zoo de Vincennes.

Agnés Rosse vit et travaille à Sète, France. Son travail s'attache à
honorer la beauté diversifiée des animaux domestiqués ou enfermés
pour le plaisir des spectateurs dans un zoo où "les girafes, animaux
sauvages des savanes, ont le même complément de granules que nos
chevaux domestiques avec la mention "activité modérée" sérigraphiée
sur chaque sac en kraft de 50 kilos."


agnesrosse.com
























Georges FRANJU, Le sang des bêtes(1948)
film noir et blanc, sonore, 21'12".

Ce documentaire est d'un réalisme implacable, inoubliable. Georges Franju décrit ainsi son approche émotionnelle de l'univers des abattoirs parisiens : "C'était à l'époque un terrain vague très étrange, très pauvre aussi, et je suis allé faire le tour des Abattoirs de Vaugirard. Ensuite, je me suis baladé sur le Canal de l'Ourq (...), j'ai tourné autour des abattoirs et c'est après que je suis entré à l'intérieur... Après ma première visite aux abattoirs, j'étais si commotionné que je me demandais si je serai capable de tenir le coup, pendant plusieurs semaines, dans l'atmosphère sanglante de la mise à mort où j'allais me trouver. Je ne nie pas le caractère morbide de cet état qui était le mien, fait d'attirance, de répulsion et d'angoisse."

Georges Franju (1912-1987) est un grand cinéaste français, auteur, entre autre de La tête contre les murs (1958), Les yeux sans visage (1960), Judex(1963).


3 - L'ANIMAL MIROIR DE LA CONDITION HUMAINE.

















Bertrand GADENNE, Le hibou(2005)
vidéo couleur, muette, 31'55", prêt de l'artiste.

Le hibou géant apparait au détour de la déambulation dans l'espace de l'exposition. "On est proche ici des dérives surréalistes, dans l'errance architecturale où l'apparition animale devient une construction mentale, une matière à réflexion, un songe ou un rêve. Cette déambulation provoque des amorces de récits qui impliquent des pensées ambivalentes entre humour et répulsion, fascination et horreur, révélation et disparition. C'est aussi une réflexion sur les modes et les moyens de la représentation, sur l'insondable complexité du rapport à l'animalité."

Bertrand Gadenne, né en 1951, vit et travaille à Roubaix, France.
Il travaille préférentiellement sur un mode particulier d'apparition des images : la projection, un dispositif où les animaux, à l'échelle de l'architecture, agissent dans leur monde, pour eux-même, sans métaphore. Dans une situation de vis à vis, ils s'affirment dans leur radicale altérité. (C. Domino)

bertrand-gadenne.com












Wim CATRYSSE, MSR(2012)
vidéo couleur, sonore, 14'58", prêt de l'artiste.


Dans l'environnement apocalyptique du désert du Koweit, près de la "Main Supply Road" (la route qui dessert les bases militaires) nous sommes mis en présence d'un groupe de chiens errants qui, pour résister à une violente tempête, creusent sans cesse des trous dans le sable, cherchent à s'abriter derrière des débris épars, se serrent les uns contre les autres.


Wim Catrysse, né en 1973, vit et travaille à Anvers, Belgique.
Il réalise des oeuvres qui sont à la fois dépendantes de l'imprévisibilité des événements et très construites cinématographiquement.
Il s'intéresse aux lieux marginaux, difficiles, menaçants pour les hommes et les animaux qui y survivent et qui adoptent des stratégies étrangement analogues.


wimcatrysse.com